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Les traitements

La thérapie causale exige une connaissance approfondie de la pathologie et un diagnostic systématique. Elle tend à l'élimination de la cause primaire de la symptomatologie.

La thérapie symptomatologique a pour objectif d'agir essentiellement sur la douleur sans connaître ni rechercher l'étiologie exacte de la lésion.

Au début d'un traitement, toute thérapie est symptomatologique.Un changement structurel important et irréversible (reconstructions dentaires étendues, chirurgie correctrice) ne doit être entrepris que sur la base d'un diagnostic infaillible (thérapie causale).

Myogènes ou arthrogènes, les troubles crânio-mandibulaires se caractérisent toujours par une hyperactivité musculaire (d'origine locale ou centrale), des spasmes, des douleurs projetées, une limitation des mouvements mandibulaires et des bruits articulaires.

Les moyens de traitement sont:

  • Le dialogue. Si le malade est écouté et rassuré par le caractère bénin de son affection, s'il est informé sur le fonctionnement correct de sa musculature (masticatoire, posturale et de la mimique) et rendu conscient de ses parafonctions et s'il est encouragé par un bon pronostic, cela peut suffire parfois à résoudre le problème. Dans certains cas, il faut en outre lui enseigner la pratique d'exercices visant à supprimer les parafonctions et à rétablir des mouvements masticatoires physiologiques.
  • Les gouttières (ou plans de morsure) réalisées en résine et recouvrant toutes les dents du maxillaire supérieur en général sont amovibles et portées durant la nuit. Elles modifient de façon réversible l'articulé dentaire et diminuent les surcharges de la musculature et des articulations. Elles permettent en outre de changer la position des condyles et peuvent être ainsi un élément de diagnostic.

On distingue:

  1. Les gouttières de relaxation et de verticalisation qui ont pour but de diminuer l'hyperactivité musculaire en améliorant la coordination neuro-musculaire.
  2. Les gouttières de repositionnement et de décompression qui changent la position de la mandibule par rapport au crâne ou la position des condyles dans la cavité glénoïde.
  3. Les gouttières de stabilisation qui permettent de fixer la nouvelle occlusion obtenue : par les gouttières précédentes ou par le physiothérapeute ou encore par le chirurgien maxillo-facial. Portées jour et nuit, elles servent de repère (test) avant un ajustement irréversible de l'occlusion.
  4. La physiothérapie permet de stabiliser au niveau postérieur le changement obtenu au niveau antérieur ou d'initier un travail sur les muscles posturaux avant la stabilisation au niveau antérieur.
  5. Le soutien psychologique ou psychiatrique peut être envisagé lorsque le facteur de stress ne peut pas être écarté.