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Musculature

Le centre de gravité de la tête étant placé en avant de l'atlas, c'est la musculature qui tient le crâne en équilibre sur la colonne vertébrale.

Une mauvaise relation de la mandibule (de par son poids) avec le maxillaire supérieur dans le plan vertical (dimension verticale d'occlusion) ou horizontal entraîne une mauvaise relation entre la tête et la colonne vertébrale. 
La tension d'un groupe de muscles de la partie antérieure de la tête et du cou (en cas de parafonctions par exemple), entraîne la tension des muscles adjacents et incline la tête vers l'avant. 

Afin de maintenir la tête droite, la musculature de la nuque et des épaules est sous tension permanente, engendrant un stress désastreux sur les vertèbres lombaires en particulier et sur toute la colonne vertébrale en général. Ces muscles se fatiguent et sont sujets à des spasmes douloureux irradiant à distance.

Exemple inverse: des traumatismes de la musculature de la nuque provoquent des réflexes musculaires nociceptifs, responsables de l'hypertonicité de cette musculature (extension dorsale de la tête). Par réflexe de compensation, les muscles supra et infra- hyoïdiens deviennent hypertoniques, changeant ainsi la position de la mandibule par rapport au crâne. 
Le patient ressent alors un inconfort gênant dans son occlusion dentaire.

AUTRES MUSCLES:

  • Les muscles de la langue (au nombre de 17), assurent la phonation et la déglutition.
  • Les muscles des joues et des lèvres n'ont d'action ni sur l'occlusion, ni sur la position des condyles, mais ils déterminent la position des dents sur les crêtes osseuses.
  • Les muscles de la mimique (au nombre de 28) sont responsables de la physiognomonie et de la position des dents sur les crêtes.
  • Les muscles du voile du palais, du pharynx et du larynx sont ceux de la respiration et de la déglutition.

Soit au total une centaine de muscles dont la fonction peut en outre varier selon quelle partie de leur fibres est activée. La coordination de l'activité de ces muscles est régie au niveau central et cette programmation neuro-musculaire ne doit pas être perturbée par un facteur extérieur. L'harmonie musculaire réside dans la synchronisation par le système nerveux central de la durée et de l'intensité de l'activité des muscles antagonistes.

Exemple: si une couronne gêne dans l'occlusion, des impulsions nerveuses sont transmises au cerveau et il s'ensuit un réflexe de protection de fermeture avec un nouveau trajet mandibulaire afin d'éviter le contact prématuré. La position des condyles change. Si un facteur de stress s'ajoute à cette situation,la coordination fonctionnelle musculaire du système stomato-gnathique est perturbée, engendrant ainsi des troubles et des spasmes douloureux.